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La Non Maison dans un journal italien
posté le 01/03/2017

La Non Maison dans un journal italien

 

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L'art en pension complète
posté le 10/02/2017
REVUE DE PRESSE

 


 

 
 
 


Actuellement en Résidence [43.5]

LI BAOXUN, en résidence de janvier à mars 2017



 



Ilana Salama Ortar
posté le 03/03/2016
« C’est un dialogue dans le ventre ». Elle parle en public. Elle dit ça.
Elle parle devant des dessins blancs, des rouges, des noirs.
Les noirs, ce sont des blancs pas encore effacés peut être, griffus. Les blancs sont des paysages ensevelis, des couches et des couches d’humeurs et de jours, d’histoire et d’histoires, des effacements "qui font mal". Comme cette terre qu’on a volée et pour laquelle elle s’insurge. Politique? peut être, elle n’est pas sure. Terre maternelle nourricière  qu’on dérobe je crois moi, ce vol du ventre. Les rouges sont au plus près de ce ventre-là, à vif, matriciels ou placentaires, des poches et des oeufs, comme les poches de verre, autres ventres plein des alluvions de sa grand mère et de sa mère. Tout cela dans son ventre à elle, Ilana. J’y ai même retrouvé ma propre mère. Un vertige renversé. A tomber vers le haut.
 
 
 
Ilana Salama Ortar
Santiago Olguin
posté le 12/11/2015

Novembre 2015

Santiago est un gentilhomme. Une stature et un port si élégants. Un accueil délicat, si courtois, verre d’eau, café, thé. Il écoute les questions, sourcils froncés d’attention, répond avec calme, justesse. Parle de son pays, de racisme, de violence, de drogue d’un ton égal, tranquille. Mais il y a ce drôle de petit bonhomme sans bras dans ses tableaux, ça c’est moi il dit, qui regarde, qui remarque tout mais qui ne peut rien faire. Il était éducateur, maintenant il peint. Il pose sa peinture sur des murs, sur des visages, armes, masques mortuaires, dorures. Je ne pense pas à ce que je peins, dit-il. 

 

Anne Clémence De Grolée
posté le 10/10/2015

Septembre 2015
Terrible et incroyable coïncidence. Elle avait perdu sa mère 10 jours avant sa résidence, moi j’ai regardé la mienne s’envoler 10 jours avant cette rencontre. Comme les timides, les réservés, les déroutés, elle a parlé parlé parlé…De sa mère et du plongeon qu’elle a fait au cours de son séjour à la Non Maison dans la mémoire, dans l’histoire de cette femme et de ses enfants. Ou comment retenir pour laisser partir. Avec un fil rouge comme guide.« Elle a emporté la petite fille que j’étais et que je dois laisser partir ». J’ai tenté de capter ce regard bleu sombre plein de peine et d’éclat. Habité. Elles ne nous ont pas quitté, ça c’est sûr.

 

Paola Lo Sciuto
posté le 09/08/2015

Aout 2015
Je veux montrer l’impossible identité. L’étouffement, l’effacement progressif, la peur… et puis la lumière. C’est ce qu’elle m’a dit dès le départ. Ses mots, ses images, son regard, ça m’a pris au ventre. Elle a proposé le voile. Elle me l’a apporté tout de suite. Elle s’est déclinée à l’infini en autoportraits voilés, empêchés, oppressés…Je l’ai photographiée si sincère, à se dévoiler, à s’aérer, à rire. Elle m’a offert cette nouvelle liberté-là. Ce sourire magnifique qui effaçait ce regard si grave, si tragique. On a partagé ensemble la peine du passé. Une si belle personne. Merci Paola

Didier Ben Loulou
posté le 01/06/2014

Juin 2014

Déjà croisés sans se voir en Juillet 97, exposants tous les deux,  pour le Cinquantenaire de l’Exodus à Sète, et déjà par Michèle Cohen. Comme une évidence, à se parler comme des retrouvailles. De photographie, de Jérusalem, de littérature, de nos mères et de nos enfants, de photographie, de voyages, de fraternité, d’édition, d’Essaouira, de photographie…On a marché, on a mangé, on a photographié ensemble. Je ne l’ai pas photographié comme un sujet mais comme un compagnon. Une amitié fraternelle. 

 

Thomas Colaço
posté le 30/09/2013

Septembre 2013

Une tornade surdouée, en parole, en diversité de pratiques artistiques, en sociabilité invraisemblable, en suractivité et surexcitation… tel qu’à priori je ne pouvais que me distancier. Mais ce banquet, quelle soirée !!! Il était partout, accueillant, souriant, marrant, généreux…impressionnant. Je ne l’ai « rencontré » vraiment que quand je suis passé lui montrer mes photos, il y avait encore à manger, à boire, plein de gens aussi, mais il était là, était fou de joie de voir mes photos, tellement sincère, incroyable. Très bon souvenir mais quitté avec un goût de pas assez.

 

Ivan Boccara
posté le 09/05/2013

Mai 2013
Les premières photos que je recommençais à faire après la mort de mon frère. Je n’en étais capable que parce que je savais qu’il l’avait connu, et que je pouvais être tranquillement en peine en sa compagnie. Il a beaucoup parlé, heureusement. Autant d’énergie que d’angoisse, à courir à reculons sur les traces de son passé, très chaleureux, plein d’anecdotes passionnantes, de partage, de passion. Comme si on se connaissait de toujours. Le Maroc, le judaïsme, encore, ces territoires de complicité. Pas évident à photographier, trop gêné, par l’appareil, par le numérique, moi surement pas au mieux. Mais tellement affectueux.

 

 

Karim Rafi
posté le 01/10/2012

Octobre 2012

Rencontré à trois reprises, lors de ses trois séjours à la Non-Maison. Tant de coïncidences entre nous, du Maroc de notre naissance, Edmond Amrane Elmaleh écrivain mythique, l’interrogation sur la posture de l’artiste et ses compromis, nécessaires ou pas. Il m’a fasciné par l’intensité de sa présence, de sa parole, de sa façon d’être même pas artiste mais art complètement, au point de faire mourir en performance son pseudonyme, d’en faire un coma diabétique de 3 mois, alors qu’il n’a jamais été diabétique, et d’en ressuciter en Karim Rafi. Total.

 

 

 

Harel LUZ
posté le 01/10/2012

Octobre 2012

Très court moment. Il était revenu à la Non-Maison finir un travail. Très occupé. A peine osé le déranger. Vite quelques photos pendant qu’il travaillait. Pratiquement pas parlé. Bonjour. Merci. Je ne sais rien d’autre de lui que ces dix minutes là. Mais gentil souriant se prêtant au jeu. Vraiment l’impression d’avoir « pris » sa photo.

 

 

Trevor Gould
posté le 03/08/2012

Aout 2012
Un géant sud-africain. Quel beau personnage. Habité, profondément, je ne saurais même pas dire par quoi précisément. Il racontait les animaux sauvages, là-bas, dans son jardin. Un des rares à s’être intéressé à ma photographie, en me regardant avec une telle humanité. Mais ça parlait de ça, son travail, d’humanité. Il m’a proposé de l’accompagner à l’atelier de céramique où sa sculpture l’attendait. Il devait évider le crâne de son homme de glaise, trop lourd sinon. Je l’ai vu s’approcher de lui, lui effleurer le bras, le regarder avec tant de tendresse, avant de lui ouvrir la tête. Voilà, a-t-il murmuré ensuite, il ne reste plus qu’à y glisser des pensées…

Sajeewani Hewawitharana
posté le 01/05/2012

Mai 2012

Sajee pour nous. J’ai commencé par elle ma galerie de résidents de la Non-Maison. Timide, souriante, nous parlions en anglais, je ne comprenais pas bien son accent. J’étais très intimidé également. Heureusement que c’était une petite femme d’1m50. Quelques instants très doux, je ne savais pas trop quoi lui demander, on a essayé ensemble quelques poses maladroites, mais elle était tellement nature, et la lumière dans l’atelier tellement magique…